Quand L'argent fausse la relation du couple

Publié le 9 Octobre 2005

J'ai tiré cet article d'un autre site Internet je l'ai trouvé intéressant.

Quels sont les problèmes les plus fréquents dans les couples ? … Il y en a 2, la communication et la sexualité … Et l’argent ?


Combien de couples en effet souffrent d’un manque de dialogue. On parle peut-être, on discute, mais on ne communique pas vraiment, on ne s’ouvre pas à l’autre en profondeur et on vit une sorte de solitude à deux.

Combien de couples souffrent aussi d’un manque d’harmonie sexuelle. Soit parce qu’elle est déréglée, soit parce qu’elle est inexistante. Même chez les jeunes couples. Et c’est une autre forme de solitude à deux…

Mais ces derniers temps, ma femme et moi avons été rendus attentifs à une troisième cause de difficulté conjugale, plus cachée, plus subtile, mais bien réelle : l’argent. Derrière d’énormes problèmes sexuels ou de communication se cache souvent un rapport à l’argent conflictuel, comme si c’était là que se cachait notre identité profonde.

L’argent influe sur la libido conjugale

Je pense à tel couple, apparemment modèle, où le mari rapporte fidèlement sa paye à la maison, ce qui lui paraît d’ailleurs normal et biblique. N’est-il pas le pourvoyeur de sa famille ? Son rôle, son identité de père et de mari se trouvent là. Mais, en agissant ainsi, s’installe aussi, au fond de lui, un sentiment de pouvoir lié à l’argent.

Que survienne un drame comme la maladie, le chômage, l’incapacité de travail ou simplement le fait que sa femme gagne plus que lui, et c’est la crise, psychologique et même sexuelle. Comme le dit le Professeur Klein : « L’argent influe sur la libido conjugale ». Et nous avons mieux compris cette parole de l’Ecriture : « L’amour de l’argent est la racine de tous les maux (2 Tim. 6.10).

Les sexologues connaissent bien le cas de figure suivant : plus la femme gagne… plus l’homme devient impuissant… Car c’est l’homme qui doit gagner et même gagner plus… Tout se passe comme si une équivalence mettait en équation puissance monétaire et puissance génitale.

Symptômes

Bien sûr, il n’en est pas toujours ainsi et il ne faut pas généraliser. Cependant notre identité est souvent liée à l’argent sans même qu’on s’en rende compte. Et derrière la revendication, souvent justifiée d’ailleurs, du salaire de la femme, n’y a–t-il pas aussi identification de la valeur personnelle à l’argent ? Ainsi bien des problèmes sexuels ou de communication sont les symptômes d’une crise conjugale plus profonde, liée à notre rapport à l’argent.

Il est extrêmement frappant de remarquer que Jésus parle souvent d’argent. C’est même le sujet sur lequel il revient le plus souvent après le Royaume de Dieu (le jeune homme riche, l’économe infidèle, Zachée, l’enfant prodigue, les ouvriers loués à différentes heures, les talents, etc.)

Jésus a beaucoup plus parlé de l’argent que de la sexualité… Comme si l’argent était un problème encore plus profond… Comme si l’argent concernait notre identité encore plus fondamentalement… Comme si le niveau notre estime de soi dépendait de notre rapport à l’argent.

Mon identité n’est ni dans l’argent ni dans les possessions, mais dans la relation

Parmi tous les passages de l’Evangile où Jésus parle d’argent, il en est un particulièrement révélateur : c’est la parabole de l’économe infidèle (Luc16. 1-13). Voilà un gérant malhonnête qui est renvoyé, ce qui est normal. Ce qui l’est moins, c’est que Jésus approuve l’attitude de cet homme qui profite du court laps de temps qui lui reste pour faire des faux en écriture et des abus de biens sociaux. Comment Jésus peut-il donner en exemple quelqu’un qu’actuellement on mettrait en prison ?

La réponse est dans cette parole de Jésus : « Faites-vous des amis avec des richesses injustes » littéralement « avec le Mammon d’injustice » (v.9). Jésus ne loue pas la malhonnêteté de cet homme, mais le fait qu’il a compris une chose essentielle : son identité n’est pas dans son argent ou son salaire – il va être mis au chômage – mais dans sa relation avec les autres.

Jésus ajoute même : « Les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière » (v.8). Autrement dit, cet homme a compris ce que beaucoup de chrétiens ont du mal à comprendre : mon identité n’est pas dans l’argent ni dans la possession, mais dans la relation.

Il est symptomatique que cette parabole suive immédiatement celle de l’enfant prodigue : leur
enseignement se complète. Le fils aîné est scandalisé que le père puisse se réjouir de revoir son fils cadet, alors que celui-ci a tout dépensé. Mais pour le père, qu’importe l’argent perdu, il a retrouvé son fils ! Son identité de père n’est ni dans la grosseur de son compte en banque, ni dans l’étendue de ses propriétés, mais dans sa relation avec son fils. Avec ses deux fils d’ailleurs. Ne dit-il pas à l’aîné : « Tout ce qui est à moi est à toi » (Luc 15.31) ?

Suggestions

Le couple est par excellence le lieu de la relation. Il est donc primordial de parler librement, à cœur ouvert, de notre rapport à l’argent… de raconter par exemple comment nos parents respectifs vivaient ces choses : ça peut expliquer certaines de nos réactions. Que faire pour que notre rapport à l’argent ne vienne pas fausser notre relation conjugale ?

- Avoir une transparence financière. Pas de secrets ou de tricherie sur ce que gagne chacun des conjoints.
- Etablir des priorité à court, moyen et long terme.
- Avoir, pour chaque conjoint, une liberté d’utilisation des cartes de crédit et des différents comptes.
- S’assurer d’une égalité de responsabilité, d’usage et de choix financier.
- Eliminer toute menace !

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Rédigé par bijou

Publié dans #Les Mariés

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